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Trois questions à Véronique Broly, ... maman accompagnatrice

vendredi 20 novembre 2009, par Redaction FFE

Le plus beau métier du monde. Etre maman. C’est l’unique fonction qu’occupe pendant ces deux semaines Véronique Broly, maman de Mathilde, la plus jeune joueuse de la délégation française. Mère et fille participent à leur premier championnat du monde. Et pour la maman, ce ne sont pas des vacances. Une maman, c’est là pour accompagner, encadrer, mais aussi pour encourager, réconforter, consoler. Et tout simplement, être présente, même parfois sans rien dire.

Véronique, c’est la première fois que vous assistez à un championnat du monde des jeunes. Quelles sont les premières impressions, vues des yeux d’une maman ?

Je suis impressionnée par la passion qui se dégage de chaque enfant. Il y a une réelle envie de gagner, et même tout simplement de s’accrocher. Et ça, de la part d’enfants, c’est vraiment quelque chose qui me plaît. Tous ces jeunes, et tout particulièrement les Français, puisque c’est d’eux dont je suis le plus proche, sont prêts à s’investir à fond, et encore une fois avec passion. Que ce soit pendant leur partie, mais aussi avant la préparation ou après l’analyse. Quel que soit le résultat. On passe du rire aux larmes. C’est magnifique et c’est une belle école de la vie.

Quelle est le rôle d’une maman pendant une telle compétition ?

A 9 ans, il est difficile de laisser partir une enfant toute seule pendant quinze jours. Pas tellement pour l’encadrement ou la surveillance, mais tout simplement parce que deux semaines sans ses parents, à cet âge-là, c’est pas toujours facile. Mais bien évidemment, on se garde d’empiéter sur le domaine purement technique qui est celui des entraîneurs. Sur ce point, l’équipe de coaches de la délégation française est vraiment de qualité et chaque parent ne peut que s’en féliciter. On pourrait peut-être juste suggérer qu’un effort soit fait au niveau du coaching ou du management, pour reprendre les termes anglais de gestion des équipes dans le milieu professionnel. Christine Flear apporte également un plus très bénéfique. En maternant notamment les enfants tout comme le ferait précisément une maman. Dernier point important, à mon sens, les conditions dans lesquelles l’équipe de France est installée sont excellentes à tout point de vue. L’hôtel est très agréable, sur le lieu du tournoi, avec des infrastructures sportives, et la nourriture est variée. Avoir de telles conditions, c’est vraiment mettre toutes ses chances de son côté pour gagner.

Une maman, ça stresse pendant la partie ?

Evidemment (rires) ! Forcément au moins un peu. Pendant les parties, on essaie d’évacuer précisément ce stress en discutant avec les autres parents ou en allant se promener. Mais on sera là pour accueillir l’enfant dès que la partie sera terminée. Il y aura peut-être des larmes à sécher ou encore mieux, de la joie à partager.