Accueil > Trois questions à Laurent Guidarelli, sélectionneur national des (...)

Trois questions à Laurent Guidarelli, sélectionneur national des jeunes

samedi 5 octobre 2013, par Redaction FFE

C’est ce qui s’appelle passer de l’autre côté de la barrière. En ayant franchi tous les paliers. Après avoir été champion de France junior en 2001, membre de l’équipe de France des jeunes, entraîneur de cette même équipe de France en 2010, Laurent Guidarelli est devenu en mai dernier le nouveau sélectionneur national. Il est tout naturellement aux côtés des petits Bleus à Budva.

33 Français participent cette année aux championnats d’Europe. Pourquoi une délégation si importante ?

Permettre à davantage de jeunes de participer aux championnats internationaux était un point important du programme de Diego Salazar lors des élections à la présidence de la FFE. Concrètement, nous avons gardé cette année une équipe de France à 20 joueurs entièrement pris en charge, mais nous avons autorisé ceux qui n’avaient pas été sélectionnés et qui ont terminé 2e et 3e du championnat de France à participer aux championnats du monde et d’Europe. L’idée est de donner sa chance au maximum d’enfants et de les aguerrir au niveau international. »

Une telle délégation, ce n’est pas trop difficile à gérer ? Comment est l’ambiance ?

L’ambiance est pour l’instant très bonne. Lors de la journée de repos, nous avons organisé une petite balade tous ensemble, afin, précisément, de soigner la cohésion du groupe. Bien sûr, il y a d’inévitables problèmes de logistique, mais tout se passe bien. La FFE a fait des gros efforts au niveau de l’encadrement, notamment en envoyant 8 entraîneurs pour 33 enfants. Plus une maman, qui est kiné, et qui gère tous les petits bobos médicaux. 18 des enfants sont en outre accompagnés par un parent. Deux autres sont majeurs. Ca laisse donc 13 enfants tout seuls sous la responsabilité de 9 encadrants. C’est un taux très raisonnable (rires).

A mi-parcours du championnat, comment se situent les chances des Français ?

En début de tournoi, l’équipe de France avait trois leaders naturels sur lesquels reposaient les espoirs tricolores.

Cécile Haussernot, bien évidemment, qui a déjà été championne d’Europe. Andreea Navrotescu, qui a remporté la médaille de bronze l’année dernière. Et Bilel Bellahcene, qui a assurément le potentiel pour réaliser quelque chose sur le plan international.

A mi-parcours, Cécile n’est malheureusement plus en course pour le titre, mais Bilel revient fort et Andreea joue aujourd’hui, pour la 6e ronde, table 1.

En plus de ces joueurs, il peut très bien y avoir une bonne surprise de la part d’un enfant qu’on attend peut-être moins. C’est le cas notamment de Julie Fischer, Quentin Burri, et Albert Tomasi qui ont fait un très bon début de tournoi. Sans oublier les nombreux petits qui participent à leur premier championnat international et pour lesquels on n’a aucun point de repère. Baptiste Roux, par exemple, chez les moins de 8 ans, a 4/5 et pourrait très bien constituer une bonne surprise. A quatre rondes de la fin, tout est encore possible.