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Trois questions à Dominique Dervieux, arbitre des championnats d’Europe des jeunes

mercredi 9 octobre 2013, par Redaction FFE

Les quatre représentantes françaises de moins de 10 ans n’auront pas été dépaysées et n’auront pas souffert de la barrière de la langue pendant la compétition. Leur arbitre était en effet Dominique Dervieux, le directeur des règlements de la DNA. Après avoir arbitré les championnats du monde de Belfort en 2005, et ceux de Maribor l’année passée, celui qui est également le directeur de la commission d’homologation faisait son baptême du feu dans un championnat d’Europe des jeunes.

Comment un arbitre français peut-il se retrouver dans un championnat d’Europe au Monténégro ?

Il suffit de déposer une candidature spontanée auprès de la DNA qui propose ensuite son candidat à l’organisateur. Il a de bonnes chances d’être retenu, même s’il n’y a aucune obligation d’avoir un arbitre qui parle français. Cette année, j’étais le seul candidat et à vrai dire, on ne se bouscule pas au portillon pour arbitrer les compétitions internationales de jeunes. On touche certes une indemnité, qui est sensiblement du même ordre que celle perçue en France, et on est bien sûr hébergés en pension complète. Mais les frais de voyage restent à la charge de l’arbitre. C’est sans doute ce qui en décourage certains. En fait, à part les championnats du monde à Belfort, seuls Laurent Freyd, aux championnats d’Europe en Italie en 2008, et moi-même l’année dernière aux championnats du monde en Slovénie, avons officié récemment dans une compétition internationale de jeunes.

Tu as arbitré également les championnats d’Europe adultes à Aix-les-Bains en 2011. Les jeunes sont-ils plus faciles à arbitrer ?

Hmmm... Disons que c’est différent. Le comportement des enfants, déjà, n’est pas le même en dehors des échiquiers. Quand ils te croisent dans la rue ou dans l’hôtel, les enfants te reconnaissent et viennent te saluer. Sur l’échiquier, les problèmes rencontrés ne sont pas non plus les mêmes que ceux avec les adultes. Avec les enfants, c’est la plupart du temps des problèmes de compréhension. Dans mon tournoi, par exemple, j’avais en grande majorité des petites russophones qui ne parlent pas anglais. Mais il n’y a eu aucun incident à proprement parler.

Est-ce que la règle de tolérance zéro pour le début de la partie n’est pas trop sévère pour des enfants ?

On peut peut-être débattre du bien fondé de cette règle, mais dès le moment où elle a été adoptée par la FIDE, il faut l’appliquer et la faire respecter. Personne n’est pris par surprise. En plus de ça, à Budva, tous les participants étaient sur place. Ce n’est pas comme aux championnats du monde de l’année dernière à Maribor où certains joueurs devaient arriver en téléphérique. Ici, il suffit de prendre ses précautions pour être à l’heure. D’ailleurs, sur l’ensemble de la compétition, seuls deux joueurs, sur plus d’un millier, ont été victimes de la règle, car ils n’étaient pas présent devant l’échiquier au moment du lancement de la ronde. Il y avait un Français parmi ces deux joueurs et c’est malheureux, mais c’est le règlement.