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Trois questions à Ali Nihat Yazici, président de la fédération turque

mercredi 18 novembre 2009, par Redaction FFE

C’est une certitude, la Turquie est en passe de devenir la nation de référence mondiale en matière d’organisations échiquéennes. Depuis les Olympiades d’Istanbul en 2000, on ne compte plus en effet les compétitions internationales organisées par la fédération turque. Entretien avec son président, Ali Nihat Yazici. En anglais et en ... français.

Ali, à mi-championnat, quel est le bilan au niveau de l’organisation ?

"Deux grosses satisfactions. Au niveau de la participation, tout d’abord. Malgré la crise économique et les problèmes liés à la grippe A, nous avons tout de même 1375 participants issus de 89 fédérations. Certes nous n’avons pas battu le record de 1435 joueurs pour un championnat du monde des jeunes - record d’ailleurs détenu par nous-même, puisque c’était déjà à Kemer en 2007 (rires) -, mais vu le contexte, il y a de quoi être satisfait. Autre satisfaction, la qualité de l’organisation. Nous avons préparé l’événement pendant plus de six mois et nous nous efforçons d’offrir les meilleures conditions possibles aux joueurs et à leurs accompagnateurs. Visiblement, le contrat est rempli, puisque nous n’avons aucune plainte."

Sur le plan des résultats, quel est l’objectif de la Turquie ?

"C’est en fait ma 3e satisfaction, après la participation et la qualité de l’organisation. A mi-parcours, nous sommes en course pour 5 médailles, ce qui serait exceptionnel. Jusqu’à présent, la Turquie avait remporté une médaille en 2007, et une lors des derniers championnats du monde junior en Argentine."

La Turquie est désormais une nation leader dans le domaine du jeu d’échecs. Quelle est la situation aujourd’hui ?

"Outre les très nombreuses organisations de compétitions internationales, nous travaillons actuellement sur deux projets majeurs actuellement. Les Olympiades d’Istanbul en 2012 où nous nous sommes fixé comme objectif sportif de remporter une médaille avec notre équipe féminine. L’autre gros projet de notre fédération concerne également les féminines, puisque nous voulons devenir le centre mondial des échecs féminins. Nous allons d’ailleurs organiser les championnats d’Europe féminin à Gaziantep en 2010-2011 et 2012 avec des prix exceptionnels.

Bien sûr, nous n’oublions pas le développement de masse. Depuis 5 ans, les échecs sont présents dans toutes les écoles primaires du pays. Il y a environ 20 millions de jeunes Turcs âgés de 7 à 16 ans. Nous avons donc un potentiel énorme et les échecs se développent selon une courbe logarithmique : le nombre de joueurs est doublé chaque année !"

Photo : n’est pas le Turc celui qu’on penserait. Ali Nihat Yazici, aux côtés de Vincent Moret, le chef de la délégation française, aux couleurs de la Turquie.