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Interview du Directeur National des Jeunes

vendredi 1er août 2014

1. Quelle est la mission d’un Directeur des Jeunes ?

Le Comité Directeur de la FFE, à la demande du Président SALAZAR, a souhaité la création d’une Direction Nationale des Jeunes, pour souligner l’importance de ce secteur, qui regroupe plus de 12 000 licenciés au sein de la FFE.

Le Directeur des Jeunes, est chargé de fédérer et de structurer l’ensemble du secteur Jeunes et de mettre en place, après analyse des besoins, les réformes nécessaires et les propositions concrètes qui seront soumises à l’approbation du Comité Directeur.

En acceptant cette mission, quelques jours seulement avant le Championnat de France de Montbéliard, j’étais loin de mesurer l’importance de la tâche gigantesque qui m’attendait. Depuis 3 mois, je m’y consacre entièrement, avec passion, en prenant progressivement la mesure du poste. J’ai la chance de pouvoir bénéficier de la confiance des membres du Comité Directeur et du Président, mais le plus important à mes yeux est de pouvoir travailler sans parti pris, sans directives contraignantes et dans la plus grande liberté. Une carte blanche appréciable pour une mission passionnante mais intense.

A noter également que le Directeur des Jeunes n’est pas seul mais peut s’appuyer sur une Commission des Jeunes, nouvellement mise en place, et forte de 11 membres compétents. Cette Commission est une force de propositions mais surtout une instance d’analyse et de réflexion.

J’ai également l’intention de m’appuyer sur le formidable réseau de délégués Jeunes des Ligues et des Comités départementaux qui est composé de personnes particulièrement compétentes. J’ai le sentiment que ce réseau, véritable trait d’union entre les Clubs, les Ligues et la Direction de Jeunes, constitue un fantastique relais de terrain.

2. Pourquoi la fonction n’était-elle pas pourvue depuis plusieurs années ?

Ce n’est pas à moi qu’il faudrait poser cette question !... Le poste avait effectivement disparu des organigrammes mais sans doute que les candidats ne se sont pas bousculés non plus ?...

Je pourrai avancer comme début d’explication la quantité importante de travail vu les dossiers qu’il faut étudier avant de se les approprier… Mais je pense que la principale difficulté de ce poste est qu’il est basé avant tout sur ce qu’il y a de plus compliqué à gérer dans notre Société moderne, à savoir les relations humaines… Relations avec les dirigeants de Clubs, avec les joueurs, avec les entraineurs, et surtout relations avec les parents. Nous sortons souvent du domaine de la rationalité objective pour entrer dans celui de l’affect et d’une subjectivité légitimes, ce qui explique aussi la complexité de la mission.

Tout ceci contribue à rendre ce poste hautement sensible, et ne pouvant intéresser, à mon avis, que des personnes passionnées, soucieuses de l’intérêt général des Jeunes et possédant un minimum de vécu et de « carapace » indispensable.
L’importance de ce poste est pourtant évidente et stratégique dans la politique d’une Fédération dynamique, et j’espère qu’il continuera à être pourvu bien après mon départ.

En conclusion donc, beaucoup de travail, beaucoup de stress, beaucoup de critiques et rajoutons, sous forme de boutade, le fait d’être entièrement bénévole, voilà peut être des éléments qui répondent à votre question…

3. Pourquoi as-tu relevé le défi ?

Le challenge est fabuleux et il y a tellement de choses à faire. Comme des centaines d’autres Présidents de Clubs, j’ai consacré mes loisirs, mes soirées et mes week-ends au bénévolat pour mon Club. Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée de passer au niveau supérieur et d’essayer de bouger les lignes en faisant évoluer les choses dans l’intérêt des échecs en général et de nos jeunes en particulier.

J’ai accepté de travailler bénévolement aux côtés de Diego SALAZAR, que je ne connaissais pas il y a 6 mois car j’ai trouvé en lui la même flamme passionnée et la même énergie au service de l’intérêt général qui m’anime depuis plus de 30 ans dans mon Club. C’est cette énergie qui est, je pense, le moteur de tous les bénévoles : la passion des Echecs…

Je ne lui ai cependant pas promis de réussir, je lui ai juste promis d’essayer… Depuis, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres membres passionnés au Comité Directeur qui m’ont conforté dans cette voie.

4. Quel était ton parcours jusqu’à aujourd’hui avec ton club ?

Un parcours classique comme des centaines d’autres Présidents : joueur, puis capitaine, puis dirigeant, puis Arbitre, puis Président… Fondateur du Club de Colmar Echecs avec quelques complices de la première heure, nous avons construit pas à pas un Club dynamique, comme beaucoup d’autres, puis grimpé toutes les étapes jusqu’à la récompense suprême : le Top Jeunes, que nous espérons retrouver bien vite.

J’ai été rapidement passionné par l’enseignement des échecs en me spécialisant surtout auprès des plus petits chez qui c’est un émerveillement de tous les instants que de découvrir de nouvelles connaissances. C’est cette capacité à s’émerveiller et cette petite lueur qui brille dans les yeux des enfants qui est le plus beau des salaires pour un entraineur bénévole. Cette passion est aujourd’hui intacte et même si j’envisage de passer le relais dans mon Club, je resterai toujours un bénévole de base.

5. Quels seront les objectifs (sportifs) de l’équipe de France cette année ?

L’autre volet de la Direction des Jeunes est bien évidemment le haut niveau et l’Equipe de France. Une mission pour laquelle je travaille en étroite collaboration avec le Sélectionneur National, Vincent RIFF.

C’est d’ailleurs Vincent RIFF qui a en charge les objectifs sportifs mais nous sommes très rapidement tombés d’accord sur le programme des préparations. Nous travaillons ensemble depuis plusieurs années dans nos clubs respectifs et nous partageons une même vision de la formation et de ce que devrait être le secteur jeunes à la FFE, ce qui facilite notre tâche car nous nous connaissons bien.

Après un premier match test match international France-Suisse, nous avons pu mettre en place un stage de 3 jours à Metz pour les jeunes de l’Equipe de France, dont le point d’orgue a été un second match international France –Allemagne.

Mais la nouveauté, cette année, a été la mise en place d’un partenariat avec la Ville de Metz qui a permis d’autofinancer ce stage en le rendant entièrement gratuit pour tous les membres de l’Equipe de France. Une expérience que nous souhaitons renouveler car l’Equipe de France est une valeur attractive qui bénéficie d’un certain prestige auprès des Collectivités. A nous de mettre à profit cet engouement et de proposer des partenariats médiatiques avec les Villes qui le souhaitent. Nous avons déjà plusieurs contacts très positifs.

J’ai d’ailleurs proposé que chaque nouvelle promotion de l’Equipe de France porte le nom de sa 1ère ville de stage. C’est ainsi que la promotion 2014 de l’Equipe de France s’appelle « Promotion METZ ».

Avec Vincent RIFF, nos objectifs portent surtout sur la méthode, comme il l’a lui-même expliqué sur la page Jeunes du site à la rubrique consacrée à la philosophie de l’Equipe de France. Mais nous avons surtout la chance d’être entourés d’une formidable équipe d’entraineurs, parmi les meilleurs de France, si je me fie aux résultats de leurs élèves. Un staff technique que nous avons personnellement validés, Vincent et moi, et que je remercie pour leur contribution efficace à l’intérêt général. J’ai pu mesurer, lors du récent stage de Metz, le dynamisme de leur engagement sincère au service de l’Equipe de France et la cohésion indispensable qui règne au sein du staff technique France.

D’excellentes conditions de travail donc, qui sont de très bon augure pour l’avenir. Nous sommes conscients des enjeux et des attentes et nous allons patiemment, chacun à son niveau, contribuer à la construction d’un collectif efficace.

Les premières échéances qui se présentent à nous sont justement les compétitions internationales avec le Championnat de l’Union Européenne à Ostrava du 26 août au 5 septembre, puis le Championnat du Monde à Durban du 17 au 30 septembre et enfin, le Championnat d’Europe à Batumi du 18 au 29 octobre.

6. L’année dernière, une soixantaine de Français avaient participé aux championnats du monde et d’Europe des jeunes. Pourquoi ce nombre a-t-il été réduit cette année ?

Je ne me suis pas penché sur les analyses des années précédentes… Depuis 3 mois, j’ai eu peu de temps pour prendre un recul nécessaire à la réflexion car mon quotidien a été consacré quasi exclusivement à l’établissement de dossiers administratifs et à la préparation logistique des déplacements internationaux de l’Equipe de France.

Lorsque nous avons dû mettre en place notre projet sportif, avec Vincent RIFF, peu de temps avant Montbéliard, il a fallu très rapidement proposer une ligne de conduite pour les Championnats Internationaux, afin d’annoncer la règle avant les Championnats de France.

Nous sommes rapidement tombés d’accord pour dire que le groupe France devait être soudé et solidaire de façon à bâtir un collectif stable sur la durée. C’est pourquoi, nous avons proposé de porter, à titre expérimental, de 24 à 36 les membres de la nouvelle Equipe de France. Je n’ai donc pas le sentiment que le nombre de participants ait été réduit puisque en effet, les 3 premiers de chaque catégorie lors des Championnats de France sont désormais membres à part entière de l’Equipe de France pour cette année. Ils ont d’ailleurs été tous invités à participer gratuitement au stage de Metz.

Par contre, un bilan sera fait en fin d’année pour voir si cette expérience doit être reconduite.
Deux écoles théoriques cohabitent en France, avec d’un côté les partisans d’un sport de masse, qui souhaiteraient une équipe de France à 50 membres et d’un autre côté les partisans d’un haut niveau plus sélectif mais de meilleure qualité, comme le font nos voisins allemands. J’avoue qu’aucune décision n’est prise pour le moment et que nous devrons bien peser le pour et le contre mais nous avons d’ors et déjà identifié quelques problèmes liés principalement à l’importance de délégations pouvant dépasser 65 personnes, et qui ne sont pas sans causer des soucis logistiques et organisationnels. La FFE n’a pas vocation non plus à se transformer en Agence de voyage... Certaines pistes d’amélioration sont possibles et je le proposerai prochainement un débat sur ce sujet.

Nous avons également le devoir, même si le sujet est très délicat, de nous interroger, dans un contexte budgétaire contraint, sur le véritable niveau de nos jeunes sur la scène internationale et sur l’efficience avec laquelle nous devons utiliser le moindre euro pris sur nos ressources financières et dont nous sommes redevables devant l’ensemble de nos licenciés. J’aurai d’ailleurs l’occasion de revenir sur le sujet en vous parlant de la formation de nos plus jeunes espoirs.

Nous nous pencherons sur ces problèmes avec le staff technique de l’Equipe de France et des propositions pérennes devront être faites lors d’un prochain Comité Directeur pour annoncer clairement la politique que nous voulons pour notre élite Jeune pour les 3 prochaines années.

7) Pourquoi la France n’envoie-t-elle pas cette année de poussins et de petits-poussins aux championnats d’Europe ?

Le calendrier des compétitions internationales est très lourd cette année avec un important déplacement en septembre à Durban suivi d’un autre en octobre en Géorgie.
Lors de la préparation des déplacements, nous avons beaucoup réfléchi afin de prendre en compte tous les paramètres liés aux possibilités hôtelières, aux possibilités de déplacement sans liaison directe et enfin aux conditions de sécurité.
Au niveau du timing, aucune décision ne pouvait être prise avant la réunion du Comité Directeur du 21 juin, qui a pris en compte l’ensemble des éléments et a décidé à l’unanimité d’envoyer un groupe restreint à Batumi, limité aux 8 joueurs les plus âgés et d’envoyer les 4 plus jeunes aux Championnats de l’Union Européenne.

Par contre, à titre exceptionnel, les joueurs classés 2ème et 3ème ont été autorisés à participer aux Championnats du Monde à Durban, ce qui a donné satisfaction à beaucoup de jeunes, même si malheureusement certains ont renoncé à y aller.
Je note d’ailleurs sur le site du Championnat d’Europe que plusieurs délégations européennes ont pris la même option que nous en limitant le nombre de leurs joueurs (Autriche, Danemark, Finlande, Italie, Pays Bas).

8. Quelles seront les prérogatives de la Commission des Jeunes et comment faire pour qu’elle devienne un outil fonctionnel ?

Comme je l’ai déjà dit, j’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur une Commission des Jeunes, composée de 11 membres bénévoles, choisis pour leurs compétences. Cette Commission est avant tout un organe de réflexion et une force de proposition.
Son fonctionnement et son efficacité seront ce que nous en ferons. Je n’ai pas souhaité fixer de règles trop précises régissant le fonctionnement de cette Commission pour justement ne pas la figer dans un carcan trop rigide. Je la vois comme une chambre de réflexion qui se chargera d’analyser et d’étudier tous les projets que nous lui confierons, tout en pratiquant un « brain storming » permanent dont les résultats sont très prometteurs, vu la qualité de ses membres. Je suis d’ailleurs surpris du nombre de propositions qui m’ont déjà été transmises par certains membres de cette Commission, véritable pépinière d’idées...

Pour l’instant et sur un plan pratique, la Commission, qui je le rappelle a été mise en place le 21 juin, n’a pas tardée à se mettre au travail et je lui ai confié deux dossiers importants qui me semblaient prioritaires.

Un premier groupe de travail, animé par Julien SONG, participe à la réécriture du Cahier des Charges des phases départementales, régionales et finales du Top Jeunes, qui servira de base à l’appel de candidatures pour désigner les Clubs et les villes organisatrices. Un document qui avait grand besoin d’être dépoussiéré pour redonner à cet événement important toute la place qu’il mérite, améliorer son impact événementiel, l’accueil des équipes, l’hébergement, les conditions de jeu, la retransmission des parties, etc... à l’instar de ce qui se passe avec le Top 12 adultes.
Il s’agit d’une grande réunion de famille annuelle et cette phase finale du Top Jeunes, qui réunit, pendant 3 jours, les meilleurs joueurs français doit être l’occasion d’une grand fête des échecs et donc davantage médiatisée. C’est également pour nos jeunes joueurs une façon de les féliciter et de les remercier pour leurs efforts soutenus.

Le deuxième groupe de travail, animé par Sylvain RAVOT, va prendre en main l’important dossier des qualifiés lors des Championnats de France : un sujet important et sensible, souligné par plusieurs Présidents de Ligue, et qui mérite qu’on s’y attarde.

Une première approche montre qu’avec plus de 12 000 licenciés jeunes, il est tout à fait cohérent que 1 200 à 1 300 jeunes, soit 10 % de l’effectif, participent à un Championnat de France. Un ratio « élite » que l’on retrouve dans beaucoup d’autres sports. Même si nous devons globalement respecter les équilibres existants, prendre en compte la parité et être compatibles dans chaque catégorie avec un système d’appariements dont nous connaissons les limites, il est cependant possible de procéder à des réajustements à la marge permettant une meilleure répartition du nombre de qualifiés entre les catégories en fonction de leur densité.

La Commission des Jeunes rendra ses conclusions à la fin du mois de septembre et bien évidemment, la synthèse de nos travaux sera présentée ensuite aux délégués Jeunes et aux Présidents de Ligues avant d’être soumise à l’approbation du Comité Directeur.

9. Quels seront les autres grands projets du secteur jeune ?

Comme je le disais précédemment au sujet du niveau international de nos jeunes espoirs, je me suis livré, sans complaisance, à une petite étude comparative sur les 50 meilleurs joueurs mondiaux de chaque catégorie jeune. Le résultat est assez parlant et nous constatons que si nos petits poussins et poussins se situent correctement dans le classement mondial, cela devient plus difficile ensuite dans les catégories supérieures et, à part quelques exceptions connues, nos meilleurs elos ne passent pas la barre du 50ème elo mondial.

Voilà de quoi nous remettre objectivement les pieds sur terre. Si nous voulons construire ensemble, patiemment, la future Equipe de France, cette mission devra s’inscrire dans la durée et demandera que nous consacrions une partie de nos ressources financières à la formation des plus petits. Cette décision politique me parait indispensable à toute idée de progression du niveau de nos jeunes et je suis pour cela en parfaite synergie avec les conclusions de Darko ANIC et de la DNE… Nos jeunes ont besoin d’excellents Entraineurs et nos Entraineurs ont besoin d’avoir d‘excellents jeunes. Ils sont condamnés à réussir ensemble mais il s’agit d‘un accord gagnant-gagnant…

C’est pourquoi un des grands projets qui me tient à cœur concerne le lancement d’un vaste programme de détection de jeunes talents parmi nos poussins et petits poussins sur l’ensemble du territoire français. Ce projet ambitieux, que j’ai baptisé « Observatoire de l’Excellence » doit permettre à l’ensemble des Présidents de nos 895 Clubs et à leurs entraîneurs de nous signaler le plus tôt possible les très jeunes joueurs à fort potentiel de leur secteur.

Cette détection systématique de jeunes talents, qui a fait ses preuves dans d’autres sports majeurs, nous permettra d’observer et de suivre les progrès de ces jeunes.
Il nous sera alors possible, en fonction du budget, de proposer des stages décentralisés par zones géographiques et de véritablement accompagner l’éclosion de nouveaux talents. Cette opération pourra déboucher ultérieurement sur la création d’un « pôle espoirs FRANCE », véritable antichambre de l’Equipe de France.

L’Equipe de France doit être le graal pour nos jeunes et nous devons leur donner envie de travailler beaucoup pour y accéder. Même si pour cela ils doivent franchir au préalable les étapes intermédiaires d’un « pôle espoir » ou d’une « Equipe de France Espoirs ».

Je proposerai pour cela, lors de l’établissement du prochain budget prévisionnel de la Direction Nationale des Jeunes, que des ressources spécifiques soient affectées à cet important projet, s’il est validé par le Comite Directeur.
C’est un devoir pour notre Fédération, vis-à-vis des générations futures, que de participer activement au développement harmonieux de nos jeunes sportifs et la Direction Nationale des Jeunes prendra toute sa part dans cette importante mission.

10. Y aura-t-il une réforme du championnat de France ? Des compétitions par équipes ?

En dehors des réajustements à la marge du nombre de qualifiés en faveur des catégories les plus denses, dont je vous ai parlé précédemment, je n’ai pas identifié de réformes urgentes à mettre en œuvre, ni pour le Championnat de France, ni pour les compétitions par équipe.

Mais il va sans dire que lors du dialogue indispensable qui va se mettre en place avec les Présidents de Clubs, si de tels besoins se faisaient sentir, nous inscririons ces sujets à l’ordre du jour des travaux de la Commission des Jeunes.

Pour l’instant, j’estime que nous avons suffisamment de travail et qu’il vaut mieux se consacrer à ce qui marche un peu moins bien, plutôt que de disperser notre énergie à réformer des domaines qui fonctionnent plutôt bien.
Merci à vous...